Ndoto ou l’union fait la force |
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Cette histoire est publiée sur la site néerlandais de AAP dans le cadre de la 40e anniversaire de la fondation AAP. AAP a organisé un concours d’histoires parmi ses collaborateurs: en Avril/Mai 2012, 40 histoires sur des animaux remarquables sont publiées sur notre site. Quelques-unes de ces histoires seront adaptées en d’autres langues. Un tout petit singe nous regardait du haut de son perchoir, collier à grelot autour du cou: voilà la première image que nous avons vue du petit magot Ndoto.
Nicole continuait à suivre les faits et gestes de Ndoto. Après l’arrivée de ce dernier chez AAP, je l’ai appelé et ensuite nous recevions régulièrement une belle lettre dactylographiée rendant hommage au travail de AAP, accompagné souvent d’un chèque. Je répondais fidèlement à ses lettres, encouragé par le fait qu’elle publiait presqu’intégralement mes réponses dans le bulletin pour les adhérents de la SPDA locale. Nous envoyions des photos et des nouvelles de Ndoto. Il mangeait bien, il aimait jouer et très vite il a pu être introduit à un autre jeune magot du même âge, Xander. Malheureusement, l’histoire de Ndoto ne connait pas une fin heureuse. Bienqu’il était social et suffisamment jeune pour apprendre des animaux auxquels il était introduits, sa santé restait très fragile. Physiquement, il était trop faible pour son âge. Et lorsque son petit camarade Xander déménageait au grand groupe de mâles qui vivait sur une de nos îles aux singes, Ndoto n’était malheureusement pas assez fort pour pouvoir les rejoindre. L’été après son arrivée chez AAP – il avait alors un peu plus d’un an -, Ndoto tombait malade. Après avoir été traité pour une infection intestinale, il était de retour dans le hall des primates. Diarrhée, vomissements, manque d’appétit: c’est avec tristesse que les soigneurs devaient constater qu’il devenait de plus en plus maigre et de plus en plus faible. Jasper était assis à son côté pendant des heures et essayait de le nourrir. Lorsque Ndoto ne mangeait plus du tout mais continuait à vomir, le vétérinaire a décidé de mettre une fin à son calvaire. J’écrivais une longue lettre aux collègues à Sérazereux. La consternation fut grande. Cependant, très vite après nous recevions un message plein de compassion au nom de tous les collaborateurs du refuge français. Ils nous faisaient part de leur tristesse, tout en remerciant chaleureusement les soigneurs de AAP pour tout ce qu’ils avaient fait pour Ndoto. Et, témoin de leur reconnaissance et de leur appréciation pour cette collaboration, ils nous envoyaient encore une fois un beau chèque: à la mémoire de Ndoto et pour tous les singes magots chez AAP qui ont une nouvelle chance à la vie. Essa Reijmers (bénévole à la section Accueil)
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